Les livres

Le livre est vivant, ne l’oublions pas, il peut plonger le lecteur dans toutes sorte de sensations, bonnes ou mauvaises, l’interpeller de temps à autre, rester vivace dans son esprit et l’entrainer dans de nouvelles conceptions de la vie et des choses.

Le livre interagit sur le lecteur. Qu’il soit autobiographique, roman ou documentaire, il témoigne indépendamment du temps, informe, transmet, génère des émotions, transporte. Chaque mot compte car il porte en lui une charge émotionnelle qui aidera le lecteur à se projeter dans une visualisation. C’est aussi un moyen de mettre des mots sur les maux.

Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu’écrit la raison. Il faut demeurer entre les deux, tout près de la folie quand on rêve, tout près de la raison quand on écrit

André Gide

Celui ou celle qui « appelle en soi », et s’il profère correctement les mots, saura que les mots appellent l’image. Les mots invoquent, les images évoquent.C’est cet art que je propose d’utiliser POUR L’ECRITURE DE VOTRE LIVRE afin de communiquer au plus juste vos émotions et votre histoire aux lecteurs. DEVIS SUR DEMANDE

EXTRAITS DE Quelques réalisations…

1ere de couverture du livre « parce qu’ils ne m’aimaient pas ». Ce livre est un témoignage de maltraitance psychologique.
De la boulimie à la dépression pour arriver au suicide il n’y a qu’un pas. Un pas que nous sommes trop nombreux à franchir…

1ere de couverture du livre "parce qu'ils ne m'aimaient pas". 
De la boulimie à la dépression pour arriver au suicide il n'y a qu'un pas. Un pas que nous sommes trop nombreux à franchir...

Quatorze ans toujours. L’année s’écoule lentement, mais je tiens bon, même si j’envie cette fille qui avait pu quitter l’internat car elle y pleurait chaque jour depuis la rentrée. Ses parents étaient venus la chercher. Oui je tiens bon. Vous, vous n’avez pas le choix. Vous êtes trop pauvres pour pouvoir me louer une chambre d’étudiante et je vous coûte tellement cher. Vous étiez pauvres oui, mais surtout dans vos têtes et je commence, en conversant avec d’autres adultes, à m’en apercevoir. Oui, je commence à me rendre compte, sans savoir que cela s’appelait l’ouverture d’esprit, que vous étiez complètement enfermés sur votre monde peu évolué et que cela vous contentait.


Le bus me dépose à quatorze heures tout les samedis, sur la place du cinéma où je n’ai jamais mis les pieds. Quand il s’arrête, de nombreuses voitures sont là, emplies des parents impatients de retrouver leurs enfants absents durant la semaine. Ils les accueillent avec effusion, portent leurs lourdes valises et les embrassent, les serrent dans leurs bras comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis des mois. Pour moi, c’est toujours pareil. Quand le bus stoppe sa course, je cherche du regard notre voiture et ton visage, mais tu n’es pas là. Chacun et chacune s’en vont vers la douceur d’un foyer, moi j’attends. Le bus repart. Je reste seule avec mon gros sac de sport rose fluo et ai le temps de détailler toutes les affiches des films que je n’irai pas voir. Il pleut, il fait froid, il fait chaud, peu importe, tu seras toujours en retard. Quand enfin tu apparais, tu es en compagnie de ma sœur, installée à l’avant à tes côtés. Tu t’arrêtes à ma hauteur, j’ouvre le coffre, charge mon sac et m’installe à l’arrière. Pour moi, pas de bisou, pas de “comme tu m’as manquée”. Une simple et banale question systématique : ‹‹Ta semaine a été bonne ?››. Je ne sais même pas si tu entends la réponse. Déjà tu redémarres, l’œil complice et rieur tourné vers ma sœur, reprenant votre conversation que ma présence venait de couper. Durant le trajet qui sépare cette petite ville de notre hameau, tu ne trouves rien à me dire et finalement moi non plus. J’ai hâte d’arriver pour te donner mes poèmes ou te montrer mon travail mais bien souvent tu n’as pas de temps pour ça. Vos amis de chouille sont nombreux, qu’ils soient du club de foot , collègues de boulot ou bûcherons du dimanche, les pochtrons ne manquent pas autour de la table week-end après week-end. Mon retour passe inaperçu, je le crois même gênant, interrompant vos repas ou plutôt devrais-je dire, vu le nombre de bouteilles sur la table et l’état des convives, vos beuveries. A peine rentrée, ma sœur s’empresse de reprendre sa place autour de cette affligeante tablée, qui ne se disloquera que bien tard dans la journée ou la nuit ; quand les bouteilles seront vides, quand les yeux ne verront plus les cartes des jeux de tarot ou de belote, quand les corps pitoyables seront amorphes. On ne m’a pas prévue autour de cette table, et c’est tant mieux! Je ne veux pas faire partie des personnages de ce triste tableau qui s’offre à moi chaque samedi. Je vais directement dans ma chambre, toujours en compagnie de ma lourde valise. J’ouvre mes livres, je lis Hugo “Les Misérables”, je lis Zola “Germinale”, je lis Hector Malot “Sans famille”… Partout, je trouve des analogies entre ma vie et ces romans. Parfois, le soir, quand les rires hébétés ponctués de cris se font trop forts, je mets une cassette de Brel ou de Brassens. Eux aussi, par leurs textes me donnent à réfléchir sur la nature humaine. Les spécimens que j’ai de l’autre côté de ma porte ne me donnent guère d’espoir sur l’avenir de l’humanité. Alors, je finis par me coucher en m’inventant un monde meilleur.

A l’internat, ça ne s’est pas arrangé au niveau relationnel avec les autres. J’ai accroché le chapelet de billes fluos que m’a donné mon arrière-grand-mère à la poignée de mon armoire et cela m’a valu le surnom de “petit chapelet”. Les filles, ou plutôt devrais-je dire, ces oies et ces dindes, cancanent sur le vilain petit canard que je suis. Lorsque l’une d’elle se permet de prendre un de mes slips pour le faire passer en ricanant dans tout le dortoir, je lui vole dans les plumes. J’explose, je la chope et la frappe bien plus fort que ne le mériterait son acte. Je décharge sur elle ma colère et mes rancœurs. Pauvre France ! C’était son prénom. Elle fut ce jour là, la victime de ma rage. Cet acte me valut d’être définitivement mise au banc par mes camarades. À l’époque, je ne le regrettais pas. Aveuglée par mon chagrin intérieur, je me persuade de la légitimité de mon geste et dresse des murs d’indifférence à l’égard des autres pensionnaires. Je m’enferme un peu plus chaque jour et reste seule avec mes peines que je n’arrive pas à exprimer. Je me dis que je suis forte et qu’elles ne sont toutes que des petites pétasses imbéciles, que je vaux mieux qu’elles et que je m’en fiche. Comme je travaille bien, le régime disciplinaire s’adoucit. J’ai maintenant l’autorisation de sortir le mercredi après-midi et j’ai droit à cent francs d’argent de poche par mois. Mais attention, cet argent devra être convenablement utilisé : il m’est donné à condition que désormais, j’achète mes vêtements avec. L’intention était bonne mais elle vient un peu tard. Je n’ai plus d’amie avec qui sortir. Cependant, ma première dépense est consacrée à l’achat d’une place de cinéma. Pour aller voir quoi ? Blanche neige et les sept nains ! A quinze ans, l’âge où l’on est censé s’émanciper, moi je me suis raccrochée au monde merveilleux de l’enfance. Puis au lieu de sortir et de m’ouvrir aux autres, je suis restée dans mon dortoir, toujours en compagnie de livres que j’empruntais à la bibliothèque du lycée avec, en plus, faute d’amies et d’amour et grâce à ma nouvelle fortune, tablettes de chocolat, gâteaux et friandises diverses dont je me remplissais à n’en plus pouvoir, à m’en écœurer. Petit à petit, je sombrais dans la boulimie. Tout les mercredis, c’est le même rituel. Le repas de midi terminé, je fonce à l’épicerie du coin, achète tout ce qui est sucré et se mange, sans aucune préférence, repart vers le dortoir désert, m’installe sur mon lit et mange. Les heures passent et je mange, mange encore sans m’arrêter. Vers dix-sept heures, avant que les autres ne rentrent, je pose mon bouquin, me dirige vers les toilettes en prenant bien soins de ne pas passer devant les glaces des lavabos qui renverraient l’image de cette fille que personne n’aime et qui ne s’aime pas elle-même, qui s’écœure par son visage boutonneux, qui ne voit en elle que des défauts. La cuvette des toilettes est là devant moi, il est temps de payer ma dette, de payer l’addition pour ce plaisir que je viens de m’octroyer sans l’avoir mérité. Les doigts s’enfoncent dans la gorge et le haut de cœur arrive, ça fait mal, ça tord les boyaux. Quand j’ai de la chance, ça vient de suite mais c’est rare, il faut que j’insiste et un premier jet de vomit immonde ne suffit pas. Je veux me vider complètement de toute cette saloperie que j’ai avalée en cachette. Je recommence, encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste rien, aucune trace de ce plaisir frauduleux qui me fait honte et dont malgré tout je n’arrive plus à me passer.

"Visions" Un roman d'aventure fantastique


Qu’il soit simple reflet de votre quotidien , merveilleuse utopie ou idées cauchemardesques, le rêve est un message délivré à votre conscience. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez. Cependant, il y a des rêves quelque fois troublants, qui ne vous quittent plus votre vie durant. Des rêves qui vous semblent si réels que vous les baptiseriez « visions ». Que faire de ce phénomène lorsqu’il vous tombe dessus et vous révèle un danger pour l’humanité? Alerter la population? Quitte à passer pour un dément. Mettre ses proches à l’abri? Autant de questions que se pose Diane pour qui le danger est imminent. Elle en est persuadée, il faut faire vite, le compte à rebours est lancé. Guide en forêt d’Argonne, elle accompagne habituellement les visiteurs sur la piste des poilus de 14. Dans cette odyssée, elle emmène les lecteurs vers une excursion autre que touristique, follement palpitante…

« Visions » Un roman d’aventure fantastique